Cinq candidats en lice pour la présidence de la BAD : une course serrée entre continuité et rupture

Tag: #BAD #Candidats #Akinwumi Adesina #CEMAC
Publié le 24 février 2025, par Cheetah.News - Site d'information et d'Analyses.
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Cinq candidats se disputent le poste de président ou présidente de la Banque africaine de développement (BAD), succédant au Nigérian Akinwumi Adesina.  Les États africains et non africains actionnaires de la banque devront départager les candidats en mai prochain. Cette course à la tête de l'institution, pilier du financement des infrastructures africaines, s'annonce animée, mêlant aspirations à la continuité et à la rupture.

 

Une femme parmi les prétendants : 

Bajabulile Swazi Tshabalala

 

La Sud-africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, première vice-présidente de la BAD, constitue la seule femme candidate.  Elle mise sur son expérience au sein de l'institution et se positionne comme une experte de l'innovation financière.  Sa proposition d'utiliser le "capital hybride", mélange de dette et de fonds propres, pour répondre aux besoins immenses liés au changement climatique, pourrait lui valoir des points.  Pourtant, son parcours au sein de l'institution ne lui confère pas le même profil d'« outsider » que ses concurrents.


Amadou Hott : une candidature soumise à la tradition

 

Le Sénégalais Amadou Hott, envoyé spécial du président Adesina pour l'Alliance verte en Afrique, incarne la continuité.  Ancien ministre de l'Économie, son parcours semble bien placé pour la présidence. Toutefois, la règle de la rotation géographique des présidences pourrait constituer un obstacle. En effet, il n’est pas au tour de l’Afrique de l’Ouest de fournir un dirigeant à la BAD.


Des candidats pour un renouveau : Mahamat Abbas Tolli, Sidi Ould Tah et Samuel Munzele Maimbo

 

Les trois autres candidats, Mahamat Abbas Tolli (Tchad), Sidi Ould Tah (Mauritanie) et Samuel Munzele Maimbo (Zambie), proposent des visions plus novatrices.

Mahamat Abbas Tolli, soutenu par la CEMAC, se présente comme un fervent défenseur d'une nouvelle stratégie pour la BAD.  Cependant, sa fin de mandat au sein de la BEAC, ternie par des problèmes de gouvernance, pourrait ternir son image.

 

Sidi Ould Tah, président de la BADEA, ambitionne d'accroître le rôle de la BAD dans les collaborations financières avec le golfe Persique.  Son expérience à la tête de la BADEA, notamment son action sur le renforcement du capital de l'institution, est mise en avant. Son soutien de la Côte d'Ivoire est un atout.

Samuel Munzele Maimbo, économiste de la Banque mondiale, promeut une vision axée sur l'efficacité et l'impact des projets.  Malgré son expérience internationale, la communication en français, langue de travail dominante à la BAD, représente un défi qu'il devra surmonter.

Cinq candidats se disputent le poste de président ou présidente de la Banque africaine de développement (BAD), succédant au Nigérian Akinwumi Adesina.  Les États africains et non africains actionnaires de la banque devront départager les candidats en mai prochain. Cette course à la tête de l'institution, pilier du financement des infrastructures africaines, s'annonce animée, mêlant aspirations à la continuité et à la rupture.

 

Une femme parmi les prétendants : 

Bajabulile Swazi Tshabalala

 

La Sud-africaine Bajabulile Swazi Tshabalala, première vice-présidente de la BAD, constitue la seule femme candidate.  Elle mise sur son expérience au sein de l'institution et se positionne comme une experte de l'innovation financière.  Sa proposition d'utiliser le "capital hybride", mélange de dette et de fonds propres, pour répondre aux besoins immenses liés au changement climatique, pourrait lui valoir des points.  Pourtant, son parcours au sein de l'institution ne lui confère pas le même profil d'« outsider » que ses concurrents.


Amadou Hott : une candidature soumise à la tradition

 

Le Sénégalais Amadou Hott, envoyé spécial du président Adesina pour l'Alliance verte en Afrique, incarne la continuité.  Ancien ministre de l'Économie, son parcours semble bien placé pour la présidence. Toutefois, la règle de la rotation géographique des présidences pourrait constituer un obstacle. En effet, il n’est pas au tour de l’Afrique de l’Ouest de fournir un dirigeant à la BAD.


Des candidats pour un renouveau : Mahamat Abbas Tolli, Sidi Ould Tah et Samuel Munzele Maimbo

 

Les trois autres candidats, Mahamat Abbas Tolli (Tchad), Sidi Ould Tah (Mauritanie) et Samuel Munzele Maimbo (Zambie), proposent des visions plus novatrices.

Mahamat Abbas Tolli, soutenu par la CEMAC, se présente comme un fervent défenseur d'une nouvelle stratégie pour la BAD.  Cependant, sa fin de mandat au sein de la BEAC, ternie par des problèmes de gouvernance, pourrait ternir son image.

 

Sidi Ould Tah, président de la BADEA, ambitionne d'accroître le rôle de la BAD dans les collaborations financières avec le golfe Persique.  Son expérience à la tête de la BADEA, notamment son action sur le renforcement du capital de l'institution, est mise en avant. Son soutien de la Côte d'Ivoire est un atout.

Samuel Munzele Maimbo, économiste de la Banque mondiale, promeut une vision axée sur l'efficacité et l'impact des projets.  Malgré son expérience internationale, la communication en français, langue de travail dominante à la BAD, représente un défi qu'il devra surmonter.

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