Niger : Orano intensifie son combat juridique contre la junte militaire de Niamey

Tag: #Niger #Orano #Justice #Junte militaire
Publié le 22 janvier 2025, par Cheetah.News - Site d'information et d'Analyses.
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Le bras de fer entre Orano, le géant français de l’uranium, et la junte militaire au pouvoir au Niger se poursuit avec l’annonce d’un deuxième arbitrage international. Ce développement, survenu le 21 janvier, fait suite à la perte du contrôle de sa filiale Somaïr, la dernière mine d'uranium encore en activité dans le pays.

Après un premier arbitrage initié en décembre dernier concernant le retrait de son permis d’exploitation de la mine d’Imouraren, Orano a décidé de porter plainte cette fois auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé à Washington. Le groupe français justifie cette démarche par l’« entrave de l’État du Niger dans la commercialisation de la production » de la Somaïr, dont il détient 63,4 % des parts.

 

Orano affirme que ce comportement de l'État nigérien a exacerbé les difficultés financières de sa filiale, poussant la société à chercher réparation. Selon les experts, le montant des dommages et intérêts pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros, notamment en raison d’un stock de concentré d’uranium évalué à environ 300 millions d’euros.

 

Le contentieux entre Orano et le Niger constitue un enjeu majeur pour l'entreprise, qui joue un rôle crucial dans la production d'uranium, essentiel pour l'industrie énergétique mondiale. En réponse à la situation tendue, Orano a précisé que ses précédentes tentatives de résolution amiable des différends n’avaient pas abouti, ce qui l’a contraint à recourir à cette procédure arbitrale.

 

Les tensions entre Orano et la junte nigérienne soulignent une dynamique de pouvoir souvent délicate dans les pays riches en ressources naturelles. Depuis le coup d'État militaire qui a renversé le gouvernement civil, les relations entre l'État du Niger et les entreprises étrangères ont été marquées par des incertitudes et des revendications croissantes en matière de partage des ressources.

 

Cette escalade juridique intervient dans un contexte de scepticisme croissant quant à la stabilité politique et économique du Niger. Les experts prévoient que cet arbitrage aura des répercussions sur les investissements futurs dans le pays, alors que le gouvernement militaire pourrait être perçu comme hostile aux entreprises étrangères cherchant à exploiter les ressources locales.

Le bras de fer entre Orano, le géant français de l’uranium, et la junte militaire au pouvoir au Niger se poursuit avec l’annonce d’un deuxième arbitrage international. Ce développement, survenu le 21 janvier, fait suite à la perte du contrôle de sa filiale Somaïr, la dernière mine d'uranium encore en activité dans le pays.

Après un premier arbitrage initié en décembre dernier concernant le retrait de son permis d’exploitation de la mine d’Imouraren, Orano a décidé de porter plainte cette fois auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), basé à Washington. Le groupe français justifie cette démarche par l’« entrave de l’État du Niger dans la commercialisation de la production » de la Somaïr, dont il détient 63,4 % des parts.

 

Orano affirme que ce comportement de l'État nigérien a exacerbé les difficultés financières de sa filiale, poussant la société à chercher réparation. Selon les experts, le montant des dommages et intérêts pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros, notamment en raison d’un stock de concentré d’uranium évalué à environ 300 millions d’euros.

 

Le contentieux entre Orano et le Niger constitue un enjeu majeur pour l'entreprise, qui joue un rôle crucial dans la production d'uranium, essentiel pour l'industrie énergétique mondiale. En réponse à la situation tendue, Orano a précisé que ses précédentes tentatives de résolution amiable des différends n’avaient pas abouti, ce qui l’a contraint à recourir à cette procédure arbitrale.

 

Les tensions entre Orano et la junte nigérienne soulignent une dynamique de pouvoir souvent délicate dans les pays riches en ressources naturelles. Depuis le coup d'État militaire qui a renversé le gouvernement civil, les relations entre l'État du Niger et les entreprises étrangères ont été marquées par des incertitudes et des revendications croissantes en matière de partage des ressources.

 

Cette escalade juridique intervient dans un contexte de scepticisme croissant quant à la stabilité politique et économique du Niger. Les experts prévoient que cet arbitrage aura des répercussions sur les investissements futurs dans le pays, alors que le gouvernement militaire pourrait être perçu comme hostile aux entreprises étrangères cherchant à exploiter les ressources locales.

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