La Libye a lancé son premier appel d'offres pétrolier depuis 17 ans, une décision ambitieuse mais controversée dans un contexte politique et sécuritaire instable. Masoud Suleiman, président par intérim de la Compagnie nationale du pétrole (NOC), a annoncé ce lundi l'ouverture du processus visant, selon le gouvernement, à relancer l'exploration et à moderniser le secteur énergétique.
Le pays, qui ambitionne de devenir un acteur majeur du marché pétrolier africain, espère attirer de nouveaux investissements étrangers. La Libye, confrontée à des années de conflits armés et d'instabilité politique, subit des fermetures temporaires de champs pétroliers, impactant ainsi sa production. Malgré cet obstacle, des compagnies comme Eni, OMV et BP ont repris leurs activités en 2023, illustrant l'attrait du marché libyen. En janvier 2023, Eni a conclu un contrat de 8 milliards de dollars avec la NOC pour le gaz.
Le Premier ministre par intérim, Abdelhamid Dbeibah, souligne l'importance d'accroître la production pour résoudre la crise énergétique et met en garde contre le manque d'électricité. L'exécutif cherche à mettre en œuvre ces projets sans attendre l'élection d'un nouveau gouvernement.
Or, malgré les appels à la transparence visant à garantir une gestion responsable des revenus pétroliers, lancés par les Nations Unies, le pouvoir à Tripoli semble ne pas les prendre en compte.
Pour certains Libyens et des membres du Parlement, cette ouverture au secteur privé est source de tension. Ils craignent que les profits soient détournés par la corruption généralisée, utilisés pour alimenter les conflits armés, et attirent des puissances régionales avec leurs propres intérêts.
L'appel d'offres pourrait exacerber les tensions régionales, comme l'illustre le contrat passé avec la Turquie en 2019 pour la recherche de gaz en Méditerranée, qui avait engendré des tensions avec l'Égypte et la Grèce.
Abou Salah Chalabi, membre du Parlement libyen, estime que l'appel d'offres, dans le contexte actuel d'insécurité, viole la législation en vigueur et ne sert que les intérêts du gouvernement en place, prolongent sa durée de vie au pouvoir.
Le gouvernement libyen estime que des investissements de 3 à 4 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre une production de 1,6 million de barils par jour d'ici 2025 et 2 millions de barils en 2027. Cet ambitieux objectif, présenté par le ministre libyen par intérim du pétrole, Khalifa Abdel Sadek, à Reuters, est donc remis en question par les inquiétudes autour de la bonne gestion des ressources et de la sécurité.
La Libye a lancé son premier appel d'offres pétrolier depuis 17 ans, une décision ambitieuse mais controversée dans un contexte politique et sécuritaire instable. Masoud Suleiman, président par intérim de la Compagnie nationale du pétrole (NOC), a annoncé ce lundi l'ouverture du processus visant, selon le gouvernement, à relancer l'exploration et à moderniser le secteur énergétique.
Le pays, qui ambitionne de devenir un acteur majeur du marché pétrolier africain, espère attirer de nouveaux investissements étrangers. La Libye, confrontée à des années de conflits armés et d'instabilité politique, subit des fermetures temporaires de champs pétroliers, impactant ainsi sa production. Malgré cet obstacle, des compagnies comme Eni, OMV et BP ont repris leurs activités en 2023, illustrant l'attrait du marché libyen. En janvier 2023, Eni a conclu un contrat de 8 milliards de dollars avec la NOC pour le gaz.
Le Premier ministre par intérim, Abdelhamid Dbeibah, souligne l'importance d'accroître la production pour résoudre la crise énergétique et met en garde contre le manque d'électricité. L'exécutif cherche à mettre en œuvre ces projets sans attendre l'élection d'un nouveau gouvernement.
Or, malgré les appels à la transparence visant à garantir une gestion responsable des revenus pétroliers, lancés par les Nations Unies, le pouvoir à Tripoli semble ne pas les prendre en compte.
Pour certains Libyens et des membres du Parlement, cette ouverture au secteur privé est source de tension. Ils craignent que les profits soient détournés par la corruption généralisée, utilisés pour alimenter les conflits armés, et attirent des puissances régionales avec leurs propres intérêts.
L'appel d'offres pourrait exacerber les tensions régionales, comme l'illustre le contrat passé avec la Turquie en 2019 pour la recherche de gaz en Méditerranée, qui avait engendré des tensions avec l'Égypte et la Grèce.
Abou Salah Chalabi, membre du Parlement libyen, estime que l'appel d'offres, dans le contexte actuel d'insécurité, viole la législation en vigueur et ne sert que les intérêts du gouvernement en place, prolongent sa durée de vie au pouvoir.
Le gouvernement libyen estime que des investissements de 3 à 4 milliards de dollars sont nécessaires pour atteindre une production de 1,6 million de barils par jour d'ici 2025 et 2 millions de barils en 2027. Cet ambitieux objectif, présenté par le ministre libyen par intérim du pétrole, Khalifa Abdel Sadek, à Reuters, est donc remis en question par les inquiétudes autour de la bonne gestion des ressources et de la sécurité.
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