La candidature de Maurice Kamto à l’élection présidentielle camerounaise a été définitivement rejetée par le Conseil constitutionnel, confirmant ainsi la décision d’Elecam, l’organe électoral du pays. Une décision qui provoque une onde de choc au sein de l’opposition, à deux mois du scrutin prévu le 12 octobre prochain.
Déjà arrivé en deuxième position lors de la présidentielle de 2018, Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), espérait affronter une nouvelle fois le président sortant Paul Biya, 92 ans, en lice pour un huitième mandat consécutif. Mais les espoirs de ses partisans ont été brutalement douchés.
Un rejet sur fond de querelle de légitimité
Au cœur du litige, un conflit interne au sein du Manidem, un parti allié au MRC, quant à la légitimité de l’autorité ayant investi Kamto. Deux camps s'opposent : celui d’Anicet Ekane, soutien déclaré de Kamto, et celui de Dieudonné Yebga, reconnu par le ministère de l’Administration territoriale. Ce dernier a été jugé comme étant le seul représentant légal du parti au moment du dépôt des candidatures.
Le ministre Paul Atanga Nji s’est montré inflexible : « Les documents officiels sont clairs. Anicet Ekane n’a aucune fonction reconnue dans le Manidem. Le seul mandataire connu est Dieudonné Yebga. Le droit a été dit. »
L’opposition dénonce une mascarade politique
Le camp Kamto dénonce un processus biaisé et politisé. Emmanuel Simh, vice-président du MRC, fustige une décision « écrite d’avance » :
« C’est un massacre du droit et de la démocratie camerounaise. Le Conseil constitutionnel a agi sur consigne politique. Les conseillers ont trahi leur serment. »
Pour de nombreux observateurs, cette exclusion fragilise davantage la crédibilité du scrutin à venir, déjà entaché par un climat de méfiance généralisée envers les institutions.
Vers une présidentielle sous tension
Malgré la fin de l’examen des 36 recours, le Conseil constitutionnel doit encore publier la liste officielle des candidats. Mais pour les partisans de Maurice Kamto, la messe semble dite. La perspective d’une présidentielle inclusive s’éloigne un peu plus dans un pays où le pouvoir de Paul Biya règne sans partage depuis 1982.
La candidature de Maurice Kamto à l’élection présidentielle camerounaise a été définitivement rejetée par le Conseil constitutionnel, confirmant ainsi la décision d’Elecam, l’organe électoral du pays. Une décision qui provoque une onde de choc au sein de l’opposition, à deux mois du scrutin prévu le 12 octobre prochain.
Déjà arrivé en deuxième position lors de la présidentielle de 2018, Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), espérait affronter une nouvelle fois le président sortant Paul Biya, 92 ans, en lice pour un huitième mandat consécutif. Mais les espoirs de ses partisans ont été brutalement douchés.
Un rejet sur fond de querelle de légitimité
Au cœur du litige, un conflit interne au sein du Manidem, un parti allié au MRC, quant à la légitimité de l’autorité ayant investi Kamto. Deux camps s'opposent : celui d’Anicet Ekane, soutien déclaré de Kamto, et celui de Dieudonné Yebga, reconnu par le ministère de l’Administration territoriale. Ce dernier a été jugé comme étant le seul représentant légal du parti au moment du dépôt des candidatures.
Le ministre Paul Atanga Nji s’est montré inflexible : « Les documents officiels sont clairs. Anicet Ekane n’a aucune fonction reconnue dans le Manidem. Le seul mandataire connu est Dieudonné Yebga. Le droit a été dit. »
L’opposition dénonce une mascarade politique
Le camp Kamto dénonce un processus biaisé et politisé. Emmanuel Simh, vice-président du MRC, fustige une décision « écrite d’avance » :
« C’est un massacre du droit et de la démocratie camerounaise. Le Conseil constitutionnel a agi sur consigne politique. Les conseillers ont trahi leur serment. »
Pour de nombreux observateurs, cette exclusion fragilise davantage la crédibilité du scrutin à venir, déjà entaché par un climat de méfiance généralisée envers les institutions.
Vers une présidentielle sous tension
Malgré la fin de l’examen des 36 recours, le Conseil constitutionnel doit encore publier la liste officielle des candidats. Mais pour les partisans de Maurice Kamto, la messe semble dite. La perspective d’une présidentielle inclusive s’éloigne un peu plus dans un pays où le pouvoir de Paul Biya règne sans partage depuis 1982.
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