La récente dégradation du général Abdelrahim Bahar Mahamat Itno, un proche cousin du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a suscité un grand étonnement dans le pays. Passé du rang de général 5 étoiles à celui de simple soldat de 2e classe, cet ancien haut gradé de l'armée tchadienne a été radié des effectifs pour "faute grave". Mais cette sanction ne serait pas seulement une affaire de discipline militaire.
Selon des sources proches du dossier, Abdelrahim Bahar Mahamat Itno aurait été sanctionné pour avoir défié publiquement le président de la République. Dans un message vocal diffusé sur les réseaux sociaux, le général déchu a qualifié le pouvoir en place de "corrompu" et appelé les membres de sa famille à se retourner contre le président Mahamat Idriss Déby Itno.
Cette affaire est loin d'être isolée. Elle s'inscrit dans une série de tensions et de rivalités au sein du clan présidentiel. Plusieurs généraux proches du président ont déjà été sanctionnés ou écartés de leurs postes ces derniers mois.

Le sociologue Gondeu Ladiba analyse cette situation comme une preuve supplémentaire de la crise qui couve au sein du clan qui dirigeait le pays du temps de Déby Itno père. "C'est le troisième ou quatrième général appartenant au noyau central des Itno à subir les foudres de Mahamat Idriss Déby Itno après l'avoir défié publiquement", rappelle-t-il.
Cette crise de confiance serait notamment liée à la redistribution des cartes économiques et politiques au sein du clan. Les proches du président auraient perdu de leur influence dans certains secteurs clés, comme les transports ou l'orpaillage.
La situation est également compliquée par la guerre civile qui sévit au Soudan, pays voisin du Tchad. Les spécialistes estiment que les tensions au sein du clan présidentiel sont exacerbées par les répercussions de ce conflit régional.
La crise au Soudan a créé des conditions favorables à la propagation de groupes armés dans la région. Le Tchad, qui partage une frontière avec ce pays en proie à des troubles sécuritaires, est directement impacté.
La déchéance de Abdelrahim Bahar Mahamat Itno pose donc la question de la stabilité du pouvoir en place à N'Djaména. Le président Mahamat Idriss Déby Itno semble faire face à des défis internes majeurs.
Selon Gondeu Ladiba, "la situation est grave et le pouvoir doit se ressaisir pour ne pas être balayé". L'avenir politique du Tchad et la stabilité de son régime présidentiel semblent de plus en plus incertains.
La récente dégradation du général Abdelrahim Bahar Mahamat Itno, un proche cousin du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a suscité un grand étonnement dans le pays. Passé du rang de général 5 étoiles à celui de simple soldat de 2e classe, cet ancien haut gradé de l'armée tchadienne a été radié des effectifs pour "faute grave". Mais cette sanction ne serait pas seulement une affaire de discipline militaire.
Selon des sources proches du dossier, Abdelrahim Bahar Mahamat Itno aurait été sanctionné pour avoir défié publiquement le président de la République. Dans un message vocal diffusé sur les réseaux sociaux, le général déchu a qualifié le pouvoir en place de "corrompu" et appelé les membres de sa famille à se retourner contre le président Mahamat Idriss Déby Itno.
Cette affaire est loin d'être isolée. Elle s'inscrit dans une série de tensions et de rivalités au sein du clan présidentiel. Plusieurs généraux proches du président ont déjà été sanctionnés ou écartés de leurs postes ces derniers mois.

Le sociologue Gondeu Ladiba analyse cette situation comme une preuve supplémentaire de la crise qui couve au sein du clan qui dirigeait le pays du temps de Déby Itno père. "C'est le troisième ou quatrième général appartenant au noyau central des Itno à subir les foudres de Mahamat Idriss Déby Itno après l'avoir défié publiquement", rappelle-t-il.
Cette crise de confiance serait notamment liée à la redistribution des cartes économiques et politiques au sein du clan. Les proches du président auraient perdu de leur influence dans certains secteurs clés, comme les transports ou l'orpaillage.
La situation est également compliquée par la guerre civile qui sévit au Soudan, pays voisin du Tchad. Les spécialistes estiment que les tensions au sein du clan présidentiel sont exacerbées par les répercussions de ce conflit régional.
La crise au Soudan a créé des conditions favorables à la propagation de groupes armés dans la région. Le Tchad, qui partage une frontière avec ce pays en proie à des troubles sécuritaires, est directement impacté.
La déchéance de Abdelrahim Bahar Mahamat Itno pose donc la question de la stabilité du pouvoir en place à N'Djaména. Le président Mahamat Idriss Déby Itno semble faire face à des défis internes majeurs.
Selon Gondeu Ladiba, "la situation est grave et le pouvoir doit se ressaisir pour ne pas être balayé". L'avenir politique du Tchad et la stabilité de son régime présidentiel semblent de plus en plus incertains.
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