La cour d'appel d'Abidjan a confirmé ce mercredi les condamnations de Mamadou Traoré et Kando Soumahoro, deux proches de l'ancien Premier ministre Guillaume Soro et membres du mouvement d'opposition Générations et peuples solidaires (GPS). Tous deux avaient été condamnés en première instance à deux ans de prison ferme dans des affaires distinctes, des décisions qui suscitent une vive controverse au sein de l'opposition ivoirienne.

Le délibéré, rendu le 15 janvier, n'a pas été le lieu d'un long débat, avec la cour se contentant de réaffirmer les peines initialement imposées. Mamadou Traoré, arrêté le 9 août 2023, avait été jugé coupable de « diffusion de fausses informations » après avoir publié sur les réseaux sociaux une allégation concernant un matériel militaire loué à une force européenne. En plus de la peine d'emprisonnement, il a également été sanctionné par une privation de ses droits civiques pour une durée de cinq ans.
Kando Soumahoro a été jugé presque simultanément, la justice lui reprochant d'avoir participé à une réunion de l'opposition, alors que son mouvement, le GPS, avait été déclaré dissous. Le tribunal a estimé que ses actions constituaient également des « troubles à l’ordre public ». Ses avocats contestent cette dissolution, affirmant que le GPS fonctionne comme une association et non comme un parti politique.
« Aucune preuve n’a été apportée par le parquet dans l'une ou l'autre des affaires », a déclaré Me Calixte Esmel, l’avocat des condamnés, soulignant les lacunes de l'accusation. Il a appelé à une clarification de la situation juridique de GPS, arguant que la dissolution du mouvement relevait d'une décision administrative, et non d’un changement de statut politique.
Suite à cette décision de la cour d'appel, les avocats de Mamadou Traoré et Kando Soumahoro ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, espérant renverser ces verdicts qu'ils jugent injustes. La situation reste tendue en Côte d'Ivoire, où le climat politique s'est intensifié ces derniers mois, les tensions entre l'opposition et le gouvernement s'accroissant à l'approche des prochaines élections.
La cour d'appel d'Abidjan a confirmé ce mercredi les condamnations de Mamadou Traoré et Kando Soumahoro, deux proches de l'ancien Premier ministre Guillaume Soro et membres du mouvement d'opposition Générations et peuples solidaires (GPS). Tous deux avaient été condamnés en première instance à deux ans de prison ferme dans des affaires distinctes, des décisions qui suscitent une vive controverse au sein de l'opposition ivoirienne.

Le délibéré, rendu le 15 janvier, n'a pas été le lieu d'un long débat, avec la cour se contentant de réaffirmer les peines initialement imposées. Mamadou Traoré, arrêté le 9 août 2023, avait été jugé coupable de « diffusion de fausses informations » après avoir publié sur les réseaux sociaux une allégation concernant un matériel militaire loué à une force européenne. En plus de la peine d'emprisonnement, il a également été sanctionné par une privation de ses droits civiques pour une durée de cinq ans.
Kando Soumahoro a été jugé presque simultanément, la justice lui reprochant d'avoir participé à une réunion de l'opposition, alors que son mouvement, le GPS, avait été déclaré dissous. Le tribunal a estimé que ses actions constituaient également des « troubles à l’ordre public ». Ses avocats contestent cette dissolution, affirmant que le GPS fonctionne comme une association et non comme un parti politique.
« Aucune preuve n’a été apportée par le parquet dans l'une ou l'autre des affaires », a déclaré Me Calixte Esmel, l’avocat des condamnés, soulignant les lacunes de l'accusation. Il a appelé à une clarification de la situation juridique de GPS, arguant que la dissolution du mouvement relevait d'une décision administrative, et non d’un changement de statut politique.
Suite à cette décision de la cour d'appel, les avocats de Mamadou Traoré et Kando Soumahoro ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, espérant renverser ces verdicts qu'ils jugent injustes. La situation reste tendue en Côte d'Ivoire, où le climat politique s'est intensifié ces derniers mois, les tensions entre l'opposition et le gouvernement s'accroissant à l'approche des prochaines élections.
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