La décision du président Bola Tinubu de décréter l'état d'urgence dans l'État de Rivers, au Nigeria, suscite une vive opposition et des inquiétudes quant à l'avenir de la région. Cette mesure, annoncée mardi dernier, vise à suspendre tous les élus de l'État, riche en ressources pétrolières, et à nommer un administrateur unique pour une période de six mois. Elle se traduit par un bras de fer entre le pouvoir exécutif et l'opposition, alimentée par des tensions préexistantes entre le nouveau gouverneur, Siminalayi Fubara, et son prédécesseur, Nyesom Wike.
La polémique est immédiate. Plusieurs gouverneurs du Parti démocratique populaire (PDP), principale formation d'opposition, ont saisi la Cour suprême pour contester la légitimité constitutionnelle de cette déclaration. Ils estiment que le président Tinubu n'a pas le droit de suspendre les élus démocratiquement désignés, et que la nomination d'un administrateur est inconstitutionnelle. De nombreux observateurs dénoncent un "dangereux précédent", et certains vont jusqu'à suspecter le président d'utiliser cette mesure pour reprendre le contrôle de l'État et de ses richesses pétrolières. L'apparent soutien de Nyesom Wike à Bola Tinubu lors de la présidentielle et sa nomination ultérieure au poste de ministre du Territoire de la Capitale Fédérale ne contribue pas à apaiser la controverse.
Cette situation préoccupe particulièrement dans le contexte du delta du Niger. Les tensions entre les acteurs politiques locaux et les anciens groupes militants, souvent liés aux élites politiques, pourraient mener à une dégradation de la sécurité. Les menaces récurrentes de sabotages contre les infrastructures pétrolières, qui sont un atout clé au Nigeria, constituent un enjeu majeur. La décision du président Tinubu pourrait exacerber ces risques, dégradant la situation sécuritaire et économique déjà fragile de la région.
Les conséquences d'une telle intervention dans un État producteur de pétrole sont multiples. La suspension des élus démocratiquement élus peut fragiliser la confiance dans les institutions, tandis que la possibilité d'une escalation des combats entre factions politiques et anciens groupes militants est bien réelle. La réaction de la communauté internationale et l'évolution de la situation judiciaire seront donc cruciales pour déterminer l'issue de cette crise.
La décision du président Bola Tinubu de décréter l'état d'urgence dans l'État de Rivers, au Nigeria, suscite une vive opposition et des inquiétudes quant à l'avenir de la région. Cette mesure, annoncée mardi dernier, vise à suspendre tous les élus de l'État, riche en ressources pétrolières, et à nommer un administrateur unique pour une période de six mois. Elle se traduit par un bras de fer entre le pouvoir exécutif et l'opposition, alimentée par des tensions préexistantes entre le nouveau gouverneur, Siminalayi Fubara, et son prédécesseur, Nyesom Wike.
La polémique est immédiate. Plusieurs gouverneurs du Parti démocratique populaire (PDP), principale formation d'opposition, ont saisi la Cour suprême pour contester la légitimité constitutionnelle de cette déclaration. Ils estiment que le président Tinubu n'a pas le droit de suspendre les élus démocratiquement désignés, et que la nomination d'un administrateur est inconstitutionnelle. De nombreux observateurs dénoncent un "dangereux précédent", et certains vont jusqu'à suspecter le président d'utiliser cette mesure pour reprendre le contrôle de l'État et de ses richesses pétrolières. L'apparent soutien de Nyesom Wike à Bola Tinubu lors de la présidentielle et sa nomination ultérieure au poste de ministre du Territoire de la Capitale Fédérale ne contribue pas à apaiser la controverse.
Cette situation préoccupe particulièrement dans le contexte du delta du Niger. Les tensions entre les acteurs politiques locaux et les anciens groupes militants, souvent liés aux élites politiques, pourraient mener à une dégradation de la sécurité. Les menaces récurrentes de sabotages contre les infrastructures pétrolières, qui sont un atout clé au Nigeria, constituent un enjeu majeur. La décision du président Tinubu pourrait exacerber ces risques, dégradant la situation sécuritaire et économique déjà fragile de la région.
Les conséquences d'une telle intervention dans un État producteur de pétrole sont multiples. La suspension des élus démocratiquement élus peut fragiliser la confiance dans les institutions, tandis que la possibilité d'une escalation des combats entre factions politiques et anciens groupes militants est bien réelle. La réaction de la communauté internationale et l'évolution de la situation judiciaire seront donc cruciales pour déterminer l'issue de cette crise.
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