Dans un contexte politique tendu, le Parti socialiste sans frontières (PSF) a annoncé la libération de 24 de ses militants, détenus depuis fin février. Cette annonce survient alors que le pays s'apprête à célébrer l'élévation du président Mahamat Idriss Déby au rang de Maréchal, soulevant des interrogations quant à la véritable intention de cette mesure.

Les militants relâchés, dont la majorité sont des proches de l'opposant Yaya Dillo, avaient été arrêtés lors d'événements tragiques ayant conduit à la mort de ce dernier dans des circonstances controversées. Selon les autorités, Yaya Dillo aurait trouvé la mort lors d'un échange de tirs avec les forces de sécurité alors qu'elles intervenaient au siège du PSF. Cependant, le parti conteste fermement cette version, qualifiant la situation d'« assassinat ».
Les détenus ont été transférés à la prison isolée de Koro Toro, où les conditions de détention sont régulièrement dénoncées par des organisations de défense des droits humains. À leur sortie, de nombreux militants étaient visiblement affaiblis, un constat alarmant selon un cadre du PSF. La libération de ces militants, acquittés en juillet dernier dans le cadre d'un procès controversé, pourrait-elle signaler une volonté de décrispation politique ?
Pourtant, le climat d'intimidation à l'égard du PSF reste préoccupant. Des membres clés du parti, tels que son secrétaire général Robert Gam, demeurent en détention. D'autres, comme Evariste Gabnon, chargé de communication, se cachent par crainte d'enlèvement. Gabnon, qui a récemment appelé au boycott des législatives prévues le 29 décembre, dénonce également l'utilisation abusive du nom et du logo du PSF par des candidats supposément soutenus par le pouvoir en place.
Dans un contexte politique tendu, le Parti socialiste sans frontières (PSF) a annoncé la libération de 24 de ses militants, détenus depuis fin février. Cette annonce survient alors que le pays s'apprête à célébrer l'élévation du président Mahamat Idriss Déby au rang de Maréchal, soulevant des interrogations quant à la véritable intention de cette mesure.

Les militants relâchés, dont la majorité sont des proches de l'opposant Yaya Dillo, avaient été arrêtés lors d'événements tragiques ayant conduit à la mort de ce dernier dans des circonstances controversées. Selon les autorités, Yaya Dillo aurait trouvé la mort lors d'un échange de tirs avec les forces de sécurité alors qu'elles intervenaient au siège du PSF. Cependant, le parti conteste fermement cette version, qualifiant la situation d'« assassinat ».
Les détenus ont été transférés à la prison isolée de Koro Toro, où les conditions de détention sont régulièrement dénoncées par des organisations de défense des droits humains. À leur sortie, de nombreux militants étaient visiblement affaiblis, un constat alarmant selon un cadre du PSF. La libération de ces militants, acquittés en juillet dernier dans le cadre d'un procès controversé, pourrait-elle signaler une volonté de décrispation politique ?
Pourtant, le climat d'intimidation à l'égard du PSF reste préoccupant. Des membres clés du parti, tels que son secrétaire général Robert Gam, demeurent en détention. D'autres, comme Evariste Gabnon, chargé de communication, se cachent par crainte d'enlèvement. Gabnon, qui a récemment appelé au boycott des législatives prévues le 29 décembre, dénonce également l'utilisation abusive du nom et du logo du PSF par des candidats supposément soutenus par le pouvoir en place.
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