Le sommet attendu depuis longtemps entre Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), et Paul Kagame, président rwandais, s'ouvre ce dimanche à Luanda, sous l'égide du médiateur angolais, le président João Lourenço. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un processus destiné à mettre fin au conflit qui déchire l'est de la RDC, opposant les forces armées congolaises au mouvement rebelle M23, soutenu par le régime de Kigali.

La rencontre de Luanda est d'une importance cruciale, avec pour objectif principal la signature d'un accord de paix. Ce sommet fait suite à d'importantes avancées, telles que la négociation d'un cessez-le-feu en août dernier et la création, en novembre, d'un mécanisme de suivi de la réalité sécuritaire dans la région. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, souligne que cette réunion représente « l’aboutissement d’un processus de discussion commencé en juillet 2022 ». L'enjeu est clair : un simple échange de politesses ne suffira pas, et Kinshasa espère repartir avec des avancées concrètes pour ramener la paix au Kivu.
Cependant, les tensions demeurent palpables. Les attentes sont élevées, et les deux camps continuent de poser des exigences fermes l'un à l'autre. Du côté congolais, l’accent est mis sur le retrait des militaires rwandais et le retour des populations déplacées. De son côté, le Rwanda appelle à un dialogue direct entre le M23 et Kinshasa, un point que la RDC a jusqu'ici refusé, ainsi qu’à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), composées principalement d'ex-génocidaires hutus.
Ajoutant à la complexité des discussions, les relations entre les deux pays ont récemment été exacerbées par des déclarations de Félix Tshisekedi. Le président congolais a dénoncé une prétendue stratégie de « repeuplement » des territoires congolais par des Rwandais, des propos qui ont provoqué une vive réaction du côté rwandais. Le ministre rwandais des Affaires étrangères a rejeté ces accusations comme étant « irresponsables », arguant qu'elles alimentent la xénophobie envers la communauté tutsie en RDC.
Le sommet attendu depuis longtemps entre Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC), et Paul Kagame, président rwandais, s'ouvre ce dimanche à Luanda, sous l'égide du médiateur angolais, le président João Lourenço. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un processus destiné à mettre fin au conflit qui déchire l'est de la RDC, opposant les forces armées congolaises au mouvement rebelle M23, soutenu par le régime de Kigali.

La rencontre de Luanda est d'une importance cruciale, avec pour objectif principal la signature d'un accord de paix. Ce sommet fait suite à d'importantes avancées, telles que la négociation d'un cessez-le-feu en août dernier et la création, en novembre, d'un mécanisme de suivi de la réalité sécuritaire dans la région. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, souligne que cette réunion représente « l’aboutissement d’un processus de discussion commencé en juillet 2022 ». L'enjeu est clair : un simple échange de politesses ne suffira pas, et Kinshasa espère repartir avec des avancées concrètes pour ramener la paix au Kivu.
Cependant, les tensions demeurent palpables. Les attentes sont élevées, et les deux camps continuent de poser des exigences fermes l'un à l'autre. Du côté congolais, l’accent est mis sur le retrait des militaires rwandais et le retour des populations déplacées. De son côté, le Rwanda appelle à un dialogue direct entre le M23 et Kinshasa, un point que la RDC a jusqu'ici refusé, ainsi qu’à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), composées principalement d'ex-génocidaires hutus.
Ajoutant à la complexité des discussions, les relations entre les deux pays ont récemment été exacerbées par des déclarations de Félix Tshisekedi. Le président congolais a dénoncé une prétendue stratégie de « repeuplement » des territoires congolais par des Rwandais, des propos qui ont provoqué une vive réaction du côté rwandais. Le ministre rwandais des Affaires étrangères a rejeté ces accusations comme étant « irresponsables », arguant qu'elles alimentent la xénophobie envers la communauté tutsie en RDC.
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