Les Assises nationales, achevées le 20 février au Niger, ont adopté des propositions qui suscitent de vives inquiétudes quant à l'avenir démocratique du pays, selon Alioune Tine, expert des droits de l'homme au Sahel.
L'expert, connu pour son engagement envers la bonne gouvernance et la démocratie, dénonce notamment la prolongation de la transition jusqu'en 2030, l'amnistie accordée aux militaires ayant participé au coup d'État contre le président Mohamed Bazoum, et la promotion du chef de l'État, Abdourahmane Tchiani, au grade de général d'armée cinq étoiles. Ces décisions, selon lui, constituent un recul significatif par rapport aux acquis démocratiques du Niger.
"Cette transition essaie de reporter, d'invalider, de supprimer carrément tous les progrès accomplis en matière de démocratie, d'État de droit et de stabilité depuis les années 1990", affirme Alioune Tine. Il souligne l'impact négatif de la suppression des partis politiques, qualifiant cette décision d'instauration d'une dictature. "On attendait de soigner, de réparer une démocratie abîmée, pas une dictature qui consolide le règne de la force et de l'arbitraire", déplore-t-il.
Pour l'expert, la situation au Niger se caractérise désormais par une forte répression, rendant difficile la vie des dissidents politiques et de la société civile. Ainsi, la liberté d'expression et le travail associatif sont confrontés à d'importantes restrictions, engendrant un climat d'instabilité politique préoccupant.
Les critiques d'Alioune Tine s'inscrivent dans un contexte régional où des transitions politiques similaires sont observées et ont suscité des inquiétudes quant à l'avenir des institutions démocratiques dans la sous-région. La prolongation de la transition, la perspective d'une consolidation du pouvoir et l'absence de garanties pour la réintégration de la démocratie posent des questions cruciales sur l'évolution de la situation au Niger.
Les Assises nationales, achevées le 20 février au Niger, ont adopté des propositions qui suscitent de vives inquiétudes quant à l'avenir démocratique du pays, selon Alioune Tine, expert des droits de l'homme au Sahel.
L'expert, connu pour son engagement envers la bonne gouvernance et la démocratie, dénonce notamment la prolongation de la transition jusqu'en 2030, l'amnistie accordée aux militaires ayant participé au coup d'État contre le président Mohamed Bazoum, et la promotion du chef de l'État, Abdourahmane Tchiani, au grade de général d'armée cinq étoiles. Ces décisions, selon lui, constituent un recul significatif par rapport aux acquis démocratiques du Niger.
"Cette transition essaie de reporter, d'invalider, de supprimer carrément tous les progrès accomplis en matière de démocratie, d'État de droit et de stabilité depuis les années 1990", affirme Alioune Tine. Il souligne l'impact négatif de la suppression des partis politiques, qualifiant cette décision d'instauration d'une dictature. "On attendait de soigner, de réparer une démocratie abîmée, pas une dictature qui consolide le règne de la force et de l'arbitraire", déplore-t-il.
Pour l'expert, la situation au Niger se caractérise désormais par une forte répression, rendant difficile la vie des dissidents politiques et de la société civile. Ainsi, la liberté d'expression et le travail associatif sont confrontés à d'importantes restrictions, engendrant un climat d'instabilité politique préoccupant.
Les critiques d'Alioune Tine s'inscrivent dans un contexte régional où des transitions politiques similaires sont observées et ont suscité des inquiétudes quant à l'avenir des institutions démocratiques dans la sous-région. La prolongation de la transition, la perspective d'une consolidation du pouvoir et l'absence de garanties pour la réintégration de la démocratie posent des questions cruciales sur l'évolution de la situation au Niger.
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