Ottawa annonce son intention de reconnaître l’État de Palestine à l’ONU en septembre, suscitant la colère d’Israël.
Le Canada a annoncé ce mercredi 30 juillet son intention de reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre prochain à New York. Cette déclaration du Premier ministre Mark Carney aligne Ottawa sur la position récemment adoptée par Paris et Londres, dans un contexte international de plus en plus tendu autour du conflit israélo-palestinien.
« Le Canada a l’intention de reconnaître l’État de la Palestine lors de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies », a affirmé Mark Carney devant la presse à Ottawa. Une décision qu’il justifie par l’urgence humanitaire à Gaza et la nécessité de préserver l’option d’une solution à deux États, aujourd’hui en péril. « Le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable et se détériore rapidement. Il est de notre responsabilité de réaffirmer l’engagement international en faveur d’une paix durable », a-t-il déclaré.
Jusqu’ici, le Canada soutenait la création d’un État palestinien, mais uniquement dans le cadre d’un accord bilatéral négocié avec Israël. Le choix d’une reconnaissance unilatérale constitue donc un tournant diplomatique majeur pour Ottawa.
Cette annonce a été saluée par l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas, son président, y voit « une décision historique et courageuse » qui « renforcera la paix, la stabilité et la sécurité dans la région ».
Israël, en revanche, a vivement réagi. Dans un communiqué, son ambassade au Canada a dénoncé une « campagne de pression internationale déformée » qui risquerait de « durcir la position du Hamas à un moment critique du processus diplomatique ». L’État hébreu critique notamment le fait de reconnaître un État palestinien « en l’absence de structures étatiques viables et de leadership responsable », estimant que cela reviendrait à « récompenser la barbarie du Hamas », en référence aux attaques du 7 octobre 2023.
À mesure que les soutiens à une reconnaissance palestinienne se multiplient sur la scène internationale, une reconfiguration des équilibres diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien semble se dessiner. Le mois de septembre pourrait ainsi marquer un tournant symbolique et stratégique aux Nations unies.
Ottawa annonce son intention de reconnaître l’État de Palestine à l’ONU en septembre, suscitant la colère d’Israël.
Le Canada a annoncé ce mercredi 30 juillet son intention de reconnaître officiellement l’État de Palestine lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre prochain à New York. Cette déclaration du Premier ministre Mark Carney aligne Ottawa sur la position récemment adoptée par Paris et Londres, dans un contexte international de plus en plus tendu autour du conflit israélo-palestinien.
« Le Canada a l’intention de reconnaître l’État de la Palestine lors de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies », a affirmé Mark Carney devant la presse à Ottawa. Une décision qu’il justifie par l’urgence humanitaire à Gaza et la nécessité de préserver l’option d’une solution à deux États, aujourd’hui en péril. « Le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable et se détériore rapidement. Il est de notre responsabilité de réaffirmer l’engagement international en faveur d’une paix durable », a-t-il déclaré.
Jusqu’ici, le Canada soutenait la création d’un État palestinien, mais uniquement dans le cadre d’un accord bilatéral négocié avec Israël. Le choix d’une reconnaissance unilatérale constitue donc un tournant diplomatique majeur pour Ottawa.
Cette annonce a été saluée par l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas, son président, y voit « une décision historique et courageuse » qui « renforcera la paix, la stabilité et la sécurité dans la région ».
Israël, en revanche, a vivement réagi. Dans un communiqué, son ambassade au Canada a dénoncé une « campagne de pression internationale déformée » qui risquerait de « durcir la position du Hamas à un moment critique du processus diplomatique ». L’État hébreu critique notamment le fait de reconnaître un État palestinien « en l’absence de structures étatiques viables et de leadership responsable », estimant que cela reviendrait à « récompenser la barbarie du Hamas », en référence aux attaques du 7 octobre 2023.
À mesure que les soutiens à une reconnaissance palestinienne se multiplient sur la scène internationale, une reconfiguration des équilibres diplomatiques autour du conflit israélo-palestinien semble se dessiner. Le mois de septembre pourrait ainsi marquer un tournant symbolique et stratégique aux Nations unies.
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