Le Parti Démocratique Gabonais (PDG), ex-parti au pouvoir, se retrouve à un carrefour décisif après un congrès extraordinaire tenu le 30 janvier. Blaise Louembé, un ancien homme de médias de 64 ans, a été élu président en remplacement d’Ali Bongo, marquant ainsi un tournant pour une formation politique désireuse de se réinventer après une crise profonde.
La prise de fonction de Louembé se produit dans un contexte délicat. Le PDG, qui a vu ses membres intégrer massivement les institutions de la transition après le coup d'État du 30 août 2023, se prépare maintenant à affronter l'élection présidentielle du 12 avril. Ali Bongo, bien qu'ayant officiellement cessé d’être le leader, reste une figure controversée. Il est l'héritier d'un régime de plus de 50 ans, avec des liens étroits au clan Bongo, ce qui a fortement contribué à la désaffection d'une grande partie de la population vis-à-vis du parti.
La nouvelle direction a été formée dans un climat de tensions internes, où les factions du PDG semblent s'opposer. D'un côté, un groupe qui se considère comme l’héritier légitime d'Omar Bongo et, de l'autre, des cadres fidèles à Ali Bongo, qui plaident pour le respect des statuts originels du parti. Cette scission impose à Louembé de naviguer habilement pour éviter une rupture définitive et préserver l'unité du PDG. Il a d'ores et déjà affiché sa volonté de mettre un terme à ce qu'il appelle le "désordre" et la "cacophonie" au sein du parti.
« Nous ne pouvons pas faire de la politique spectacle. Le parti est organisé. Nous prendrons donc les dispositions nécessaires pour pouvoir arrêter le désordre », a-t-il confié lors de son discours d'investiture. Cette déclaration souligne son intention de restaurer l'autorité et la cohésion au sein d'une formation politique mise à l'épreuve par des mois de turbulences.
L'un des défis majeurs pour Louembé sera de préparer le PDG aux élections à venir tout en conservant une base électorale crédible. Les observateurs s'accordent à dire qu'une décision stratégique d'alliance avec le général Brice Oligui Nguema, potentiellement candidat, pourrait être envisagée. Toutefois, cette orientation devra être soigneusement pesée dans un climat où la méfiance envers le PDG est palpable.
Le Parti Démocratique Gabonais (PDG), ex-parti au pouvoir, se retrouve à un carrefour décisif après un congrès extraordinaire tenu le 30 janvier. Blaise Louembé, un ancien homme de médias de 64 ans, a été élu président en remplacement d’Ali Bongo, marquant ainsi un tournant pour une formation politique désireuse de se réinventer après une crise profonde.
La prise de fonction de Louembé se produit dans un contexte délicat. Le PDG, qui a vu ses membres intégrer massivement les institutions de la transition après le coup d'État du 30 août 2023, se prépare maintenant à affronter l'élection présidentielle du 12 avril. Ali Bongo, bien qu'ayant officiellement cessé d’être le leader, reste une figure controversée. Il est l'héritier d'un régime de plus de 50 ans, avec des liens étroits au clan Bongo, ce qui a fortement contribué à la désaffection d'une grande partie de la population vis-à-vis du parti.
La nouvelle direction a été formée dans un climat de tensions internes, où les factions du PDG semblent s'opposer. D'un côté, un groupe qui se considère comme l’héritier légitime d'Omar Bongo et, de l'autre, des cadres fidèles à Ali Bongo, qui plaident pour le respect des statuts originels du parti. Cette scission impose à Louembé de naviguer habilement pour éviter une rupture définitive et préserver l'unité du PDG. Il a d'ores et déjà affiché sa volonté de mettre un terme à ce qu'il appelle le "désordre" et la "cacophonie" au sein du parti.
« Nous ne pouvons pas faire de la politique spectacle. Le parti est organisé. Nous prendrons donc les dispositions nécessaires pour pouvoir arrêter le désordre », a-t-il confié lors de son discours d'investiture. Cette déclaration souligne son intention de restaurer l'autorité et la cohésion au sein d'une formation politique mise à l'épreuve par des mois de turbulences.
L'un des défis majeurs pour Louembé sera de préparer le PDG aux élections à venir tout en conservant une base électorale crédible. Les observateurs s'accordent à dire qu'une décision stratégique d'alliance avec le général Brice Oligui Nguema, potentiellement candidat, pourrait être envisagée. Toutefois, cette orientation devra être soigneusement pesée dans un climat où la méfiance envers le PDG est palpable.
Politique & Société