Le gouvernement burkinabé a récemment adopté un projet de loi controversé accordant une amnistie aux personnes condamnées pour leur implication dans le coup d'État manqué de 2015. Cette décision, annoncée par le ministre de la Justice lors d'une conférence de presse, a suscité des réactions mitigées au sein de la société civile et du milieu judiciaire.

Le ministre a défendu la loi en affirmant qu'elle vise à accélérer le processus judiciaire et à débloquer une situation marquée par des retards et des insatisfactions. “Les bénéficiaires de cette amnistie devront reconnaître les faits, adopter une bonne conduite et s'engager activement dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de promouvoir la paix et la réconciliation nationale.
Cependant, cette initiative n'est pas sans controverses. De nombreux observateurs, y compris des juristes burkinabés, s'inquiètent des implications éthiques et judiciaires de cette amnistie. Un juriste a commenté : “Cette loi semble être une tentative de réhabilitation des militaires emprisonnés, ce qui pourrait être perçu comme une validation du coup d'État. Ils pourraient être blanchis, réhabilités et même dédommagés, ce qui pose la question de la justice pour les victimes de ces événements.”
Les avocats des victimes du coup d'État manqué se sont également exprimés, faisant part de leur incompréhension face aux “motivations profondes” qui sous-tendent cette mesure. “Comment peut-on parler de réconciliation sans avoir obtenu justice pour ceux qui ont souffert ?” a déclaré l’un des avocats, soulignant l’importance de reconnaître les droits des victimes.
Le gouvernement burkinabé a récemment adopté un projet de loi controversé accordant une amnistie aux personnes condamnées pour leur implication dans le coup d'État manqué de 2015. Cette décision, annoncée par le ministre de la Justice lors d'une conférence de presse, a suscité des réactions mitigées au sein de la société civile et du milieu judiciaire.

Le ministre a défendu la loi en affirmant qu'elle vise à accélérer le processus judiciaire et à débloquer une situation marquée par des retards et des insatisfactions. “Les bénéficiaires de cette amnistie devront reconnaître les faits, adopter une bonne conduite et s'engager activement dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de promouvoir la paix et la réconciliation nationale.
Cependant, cette initiative n'est pas sans controverses. De nombreux observateurs, y compris des juristes burkinabés, s'inquiètent des implications éthiques et judiciaires de cette amnistie. Un juriste a commenté : “Cette loi semble être une tentative de réhabilitation des militaires emprisonnés, ce qui pourrait être perçu comme une validation du coup d'État. Ils pourraient être blanchis, réhabilités et même dédommagés, ce qui pose la question de la justice pour les victimes de ces événements.”
Les avocats des victimes du coup d'État manqué se sont également exprimés, faisant part de leur incompréhension face aux “motivations profondes” qui sous-tendent cette mesure. “Comment peut-on parler de réconciliation sans avoir obtenu justice pour ceux qui ont souffert ?” a déclaré l’un des avocats, soulignant l’importance de reconnaître les droits des victimes.
Politique & Société